QET : le graal de la QVT

Ce mois-ci, l’APIRAF et le Master 2 de Psychologie des Organisations de l’université Lyon 2 organisaient une table ronde pour faire le point sur la qualité de vie au travail (QVT) : historique, projets et interventions de terrain, perpectives…

Les trois interventions (dont la nôtre) qui se sont succédées étaient complémentaires. Pour en avoir une idée, vous pouvez par exemple consulter un des articles de compte rendu.


La QVT a-t-elle UN sens ?

Revenons sur l’expression QVT elle-même : la plupart du temps, sa signification pour le « grand public » n’est pas celle des experts qui ont écrit ou se réfèrent à l’ANI éponyme (accord national interprofessionnel du 19 juin 2013).

Il s’agit d’un phénomène courant : à moins d’inventer un mot, on induit nécessairement un malentendu, surtout à l’heure où, sur internet, la parole d’un.e expert.e ne vaut pas plus que celle d’un.e internaute novice qui s’intéresse personnellement à la question. D’autres exemples de mots ou expressions qui voyagent entre les « professionnels » et les « amateurs » (dans les deux sens) ? Une table en informatique (quatre pieds, vraiment ?), l’antipathie en psychologie (nier les émotions de l’autre ne veut pas dire avoir un comportement volontairement désagréable)…

Le paradoxe de la QVT

Un des aspects très positifs de la QVT est qu’elle rassemble : toute la population active se sent concernée. Nombreux débats, nombreuses actions, tout est bon, pour que les individus se sentent mieux au travail.

En revanche, le terme QVT commence à sérieusement desservir son objectif initial, à voir l’énergie qu’il faut sur le terrain pour convaincre les dirigeants de ne pas s’intéresser qu’à un bien-être de surface (le yoga entre midi et deux, les moments de convivialité…) mais de questionner le fonctionnement de la structure, généralement la véritable cause racine, en tout cas une condition nécessaire même si elle n’est pas toujours suffisante.

C’est normal : il est plus facile de penser que les RPS sont dus à des fragilités personnelles, qui passeront avec le temps, plutôt que de s’interroger sur des pratiques managériales bien ancrées, qui satisfont une partie de la population, qui connaît son pouvoir. Il est par exemple compliqué de faire le saut dans l’inconnu du dialogue et de la co-construction pour susciter une richesse de contenu et un engagement que l’on croit de moins en moins possibles au fil des années.

Faire la QET !

Chez RHEOPOLE, nous préférons donc parler de QET (et c’est bien une quête) : la Qualité de l’Expérience de Travail. Car il s’agit bien de cela : parlons du travail réel , des régulations, des marges de manoeuvre, des interactions entre les éléments du système (l’objet du travail, les individus, les collectifs, les parties prenantes, le « reste du monde »…) et des conséquences enfin positives sur le psychisme et l’engagement des individus ! Tout cela donne une performance alors globale car à l’objectif économique atteint s’ajoute une valeur pour les humains au travail, un sens pour notre société.

C’est bien parce que nous savons que ces transformations intérieures sont difficiles lorsqu’elles sont nécessaires, que nous avons chez RHEOPOLE une bienveillante proximité, une adaptabilité et une créativité pour vous accompagner dans de nouvelles expériences : expériences de management, de fonctionnement et de satisfaction au travail (oups, c’est dit !).

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