Entreprendre, innover, youhou !

Sans recherche de morale ou d’exhaustivité, quelques idées du moment au sujet du développement d’activité.

 

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Qu’il s’agisse de se placer dans la continuité de l’existant (do better) ou dans une innovation de rupture (do differently), la question du sens se pose, notamment pour

  • –  le leader, inspiré et inspirant,
  • –  et les collaborateurs (salariés ou partenaires) ; le sens est à la base de l’engagement.

 

 

D’où l’importance de l’analyse préalable de la valeur. Lors du colloque Fragilités interdites, le philosophe Patrick Viveret rappelait le glissement de sens du mot valeur : à l’origine lié à la vie (préservation, développement), il est aujourd’hui souvent synonyme de source financière [1].
En entreprise, la valeur est de plus en plus souvent définie comme une combinaison de l’utilité (intrinsèque) du produit, de sa rareté dans un contexte donné et de la garantie qui lui est associée.

 

Tout converge alors vers la nécessité de co-créer le produit avec son destinataire (product owner interne, client, partenaire, etc) : la lean start-up fait des pivots à chaque changement d’orientation suggéré par ses clients et la méthode Agile (Scrum, pour le numérique), livre un prototype imparfait à la fin de chaque itération (sprint) pour l’affiner ensuite.

 

Les adeptes de l’innovation frugale (comme Navi Radjou) ou de l’effectuation (Philippe Silberzahn, par exemple), rappellent qu’il est possible d’entreprendre avec les moyens du bord, pour peu que l’on sache rester proche du terrain et faire sienne la sérendipité.

 

Quels que soient le contexte et le stade du développement de votre activité, RHEOPOLE sait être à vos côtés sur le chemin des nouvelles réussites, pour, selon vos besoins, stimuler, structurer, aérer, apaiser ou encourager et… célébrer !

 

 

[1]  A l’époque où les yaourts enrichis en amidon modifié (la majeure partie des yaourts aux fruits d’aujourd’hui) ont fait leur apparition, les concepteurs ont probablement vu une valeur certaine (nouveau concept, texture « plaisir »), ont pris des parts de marché et… peut-être contribué de manière invisible, voire à leur insu, à la généralisation de l’obésité et de la porosité intestinale.
Notons que, à l’heure d’internet, un expert (scientifique, par exemple) n’a pas plus de voix qu’un novice ou qu’un acteur proche de l’entreprise ; le contrepoids éthique n’est donc pas toujours très éclairé.

Fonction publique et projets

Projet fonction publique« Maintenant, tout passe par des appels à projet. C’est lourd et ça nous pose parfois des problèmes. », Gérard, bibliothécaire.

« Le chef d’établissement nous demande de participer à des projets dans le cadre du projet d’établissement. C’est intéressant mais c’est surtout pour sa carrière et nous on n’en peut plus…», Sophie, professeure de SVT.

L’ambition du fonctionnement en mode « projet » est pourtant louable : il s’agit de se projeter pour progresser et de gérer des projets en respectant le triptyque contenu/coût/délai emprunté aux structures privées.

Le problème est que ces deux aspects induisent des changements importants qui sont souvent peu accompagnés, ce qui n’est pas sans conséquences (conséquences aggravées par le fait que ces structures n’ont pas facilement les leviers budgétaires que peut trouver le secteur privé).

Un agent de l’Etat a une obligation de service, ce service n’étant pas toujours défini de manière précise.

Pour certains individus, ces nouveaux projets, pour lesquels le travail habituel n’a pas fait l’objet d’une discussion et d’un aménagement, sont perçus comme un surcroît de travail non rémunéré. On en imagine les conséquences sur la motivation.

Pour d’autres, il peut s’agir d’un véritable conflit de valeurs. C’est souvent le cas pour les acteurs de terrain en milieu hospitalier : les projet de restructuration pour réduire les coûts leur semblent souvent aller à l’encontre de la qualité des soins, or c’est précisément le service rendu au patient qui donne depuis toujours un sens à leur action. Un conflit de valeur peut aussi naître d’une la mise en place d’une procédure d’appel à projets, qui rend les agents mal à l’aise par exemple lorsqu’il s’agit de demander un devis qui va demander un gros travail à un prestataire (c’est souvent le cas dans le domaine artistique) sans l’assurance d’une rémunération, puisque le projet peut finalement ne pas être accepté.

Enfin, les managers pilotant les projets ont souvent été recrutés pour leurs connaissances techniques bien plus que pour leur leadership ou pour leur expérience de conduite de projet.

RHEOPOLE aide les organisations publiques existantes à utiliser les clés d’un management motivant, qui donne un sens au travail et fédère, ainsi que les méthodes modernes de conduite de projet, afin de  mobiliser tous les acteurs et rendre les projets efficients.